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Selon
une étude internationale de KPMG auprès de 392 sociétés
d’assurance de 47 pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord,
les sociétés d’assurance s’efforcent d’améliorer leur gestion
des risques et des actifs non pas en premier lieu pour
satisfaire aux nouvelles réglementations mais pour répondre à
une volonté de renforcer durablement les performances
économiques.
Selon
les assureurs interrogés, Solvabilité II et les nouvelles
réglementations auront un impact positif sur leur stabilité
financière et leur gestion des risques En
dépit de la récente controverse sur les paramètres recommandés
par Solvabilité II, les sondés réservent un accueil plutôt
favorable à la nouvelle réglementation sur les fonds propres.
Plus de six répondants sur dix estiment que la
législation aura un impact positif d’ici à trois ans sur leur
gestion des risques et 56% sur leur stabilité
financière. Il est intéressant de noter qu’environ un
tiers des personnes interrogées (34%) s’attend également à ce
que ces réglementations contribuent à la rentabilité de
l’établissement, ce qui reflète peut-être la crainte de voir
l’augmentation du coût du capital entraîner un recul des
marges.
Les
assureurs désignent le capital comme le principal frein à
leurs perspectives de croissance Les trois
sources majeures d’appréhension des assureurs interrogés sont
liées au capital : 1. Les nouvelles contraintes
réglementaires susceptibles de les obliger à détenir davantage
de capitaux, telles Solvabilité II (46%) 2. Le coût et de
la disponibilité des capitaux (32%), 3. La nécessité
d’augmenter leurs réserves de capitaux (30%)
L’information
sur les risques remonte de façon pertinente au niveau des
conseils d’administration, pour les assureurs
interrogés Les assureurs se montrent
globalement confiants dans la capacité de leur établissement à
transmettre l’information sur les risques au niveau du conseil
d’administration (à 64%) et à s’assurer que les rapports sur
les risques sont pertinents et appropriés pour l’audience
prévue (à 60%). En revanche, ils expriment des doutes sur
le niveau d’expertise en matière de gestion des risques au
sein du conseil d’administration, laissant ainsi entendre que
si l’information sur les risques atteint effectivement les
personnes adéquates, elles ne disposent pas nécessairement des
connaissances permettant de traiter cette information ou de
devenir leader dans la diffusion de la culture du risque au
sein de l’entreprise.
Selon
eux, l’amélioration de la gestion des risques ne se limite pas
au respect de la réglementation
Interrogés sur leurs priorités en vue d’améliorer la
gestion des risques et des actifs, les assureurs interrogés
désignent en premier lieu une meilleure analyse des
risques dans le processus décisionnel (cité à 51%),
puis une meilleure allocation des actifs (cité à 46%).
Bien que le changement règlementaire soit une
problématique clef pour les responsables d’assurance,
la conformité aux modifications législatives n’arrive
qu’en quatrième position sur la liste des priorités
(citée à 32%).
Les
assureurs veulent renforcer les liens entre la gestion des
risques et les finances 49% des
assureurs interrogés considèrent que l’amélioration de la
gestion des risques nécessite la mise en place de mesures
visant à optimiser la coordination et la collaboration entre
la gestion des risques et la finance. Les assureurs
souhaitent également développer le rôle de la gestion des
risques dans la gestion stratégique des affaires (cité à 51%)
et favoriser les échanges entre la gestion des risques et les
différents départements de l’établissement (cité à
51%).
Selon Francine Morelli, « Les sociétés
qui savent aller au-delà du strict respect de la
réglementation Solvabilité II en mettant la gestion et la
mesure des risques au sein de leurs processus opérationnels
seront celles qui sauront le mieux tirer leur épingle du jeu,
en conciliant besoin de capital, gestion des risques et
performance. »
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Méthodologie
A
la demande de KPMG International, The Economist
Intelligence Unit a interrogé 392 cadres seniors de la
gestion des risques et des directions financières de
sociétés d’assurance dans le monde : 36% en
Asie-Pacifique, 31% en Europe, 25% aux Etats-Unis, et 8%
dans le reste du monde. En termes de secteur, 46% des
répondants évoluent dans des sociétés d’assurance vie,
47% en assurance dommage et 7% en réassurance. Ils ont
été interrogés en août et septembre
2009. |
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KPMG en France
Premier
cabinet d’audit, d’expertise comptable et de
conseil*, KPMG est membre de KPMG
International Cooperative, réseau de cabinets nationaux
indépendants, présent dans 144 pays. Le cabinet
accompagne les sociétés cotées et groupes internationaux
dans le cadre de missions d’Audit et d’Advisory. Il
intervient auprès des PME, du secteur public et du
secteur non marchand dans les activités d’audit,
d’expertise comptable et de conseil. www.kpmg.fr
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Source : La Profession Comptable
2009
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